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FEVRIER 2026

Impérialistes, bas les pattes du Vénézuela !

Depuis plusieurs mois, les États-Unis renforcent leurs sanctions contre le Vénézuela avec un blocus maritime, empêchant tout pétrolier de quitter le pays tout en se livrant à des attaques meurtrières fréquentes sur les pêcheurs vénézuéliens. Le 3 janvier, Caracas et plusieurs villes vénézuéliennes sont bombardées par l'armée américaine, et Nicolas Maduro, le président de la « République Bolivarienne » depuis 2013, est enlevé et emmené à New York pour y être jugé, accusé d'être à la tête d'un réseau international de trafic de drogues. C'est une agression impérialiste qu'il faut combattre à ce titre, pour le retrait des troupes américaines du golfe et pour la levée du blocus et des sanctions économiques !

L’Amérique latine n’appartient pas à l’impérialisme américain !

Bas les pattes du Vénézuela et de Cuba !

Retrait de toutes les troupes impérialistes, levée immédiate du blocus !

Une agression impérialiste sans précédent au Vénézuéla !

Depuis plusieurs mois, les États-Unis renforcent leurs sanctions contre le Vénézuela avec un blocus maritime, empêchant tout pétrolier de quitter le pays tout en se livrant à des attaques meurtrières fréquentes sur les pêcheurs vénézuéliens. Le 3 janvier, Caracas et plusieurs villes vénézuéliennes sont bombardées par l'armée américaine, et Nicolas Maduro, le président de la « République Bolivarienne » depuis 2013, est enlevé et emmené à New York pour y être jugé, accusé d'être à la tête d'un réseau international de trafic de drogues. C'est une agression impérialiste qu'il faut combattre à ce titre, pour le retrait des troupes américaines du golfe et pour la levée du blocus et des sanctions économiques !

Si cette intervention militaire dépasse par son ampleur toutes les précédentes, elle n'est pas sans rappeler la tentative de coup d'État américain en 2019 (l'opération Guaido), que Combattre pour le Socialisme (CPS n°72, site socialisme.free),, caractérisait comme une opération impérialiste, dont le but est de faire rendre le pouvoir par Maduro par une sorte de siège à l'échelle du pays, afin de permettre à l'impérialisme de reprendre le contrôle général de l'économie de ce pays, de faire disparaître toutes les entraves à l'exploitation directe des immenses réserves pétrolières et minières du Venezuela. Les bombardements et l'enlèvement de Maduro du 3 janvier marquent cependant un saut dans la portée de ces pressions américaines.

À ce stade, il semble que l'administration Trump ait décidé de conserver et soumettre le régime en place aux exigences américaines sans avoir à envahir militairement le pays au-delà du blocus maritime et de l'enlèvement de Maduro. Depuis le coup de force de l'impérialisme US, le régime s'est maintenu, la plupart de ses anciens soutiens ont conservé leur poste et Delcy Rodriguez, une des plus anciennes dirigeantes du régime chaviste, a pris la suite de Maduro par intérim à la présidence. Sous la pression du blocus américain,la clique dirigeante au Vénézuela semble dorénavant se soumettre à la découpe des ressources du pays et la force de travail de sa population. En atteste la récente réforme du secteur pétrolier, qui le livre aux investisseurs privés, notamment étrangers, et flexibilise les impôts et redevances liées à ces concessions.

Trump essaye de chasser la Chine de son « fond de cour »

Cette intervention n'est pourtant pas sans contradictions, et cause à Trump des difficultés intérieures, en rompant directement avec les positions America First portées par son électorat conservateur, qui voit l'interventionnisme extérieur en Palestine, en Ukraine, en Iran, en Syrie comme une dépense inutile. Or, si Trump est prêt à sacrifier la crédibilité de son programme électoral, c'est au nom des intérêts de l'impérialisme américain : celui-ci doit coûte que coûte asseoir sa domination sur le globe, face à la montée en puissance de l'impérialisme chinois. La doctrine de sécurité nationale, publiée le 5 décembre 2025, assume cette politique de reconquête (y compris par la force) de positions perdues en Amérique latine, considérée comme la zone d'influence historique des Etats-Unis (USA's backyard, leur « fond de cour »). Elle cite ainsi directement la doctrine Monroe, et s'inscrit dans la tradition des interventions impérialistes qui se sont succédées depuis 1898 (guerre hispano-américaine pour le partage du Mexique et des Philippines).

C'est donc dans le cadre des rapports inter-impérialistes et du contexte de crispation de l'impérialisme américain que l'on peut comprendre cette intervention, et avant tout à l'aune de l'affrontement USA-Chine (voir éditorial) pour l'accaparement des ressources et des marchés en Amérique latine. Après la hausse brutale des tarifs douaniers et le chantage économique fait aux régimes proches de Pékin et Moscou, Trump n'hésite pas à recourir à la déstabilisation politique et à l'intervention militaire directe, celle-ci pouvant, pour le Vénézuela, prendre les traits d'une opération semi-coloniale.

L'impérialisme chinois représente 75% des exportations vénézuéliennes de pétrole en 2025, bien que celles-ci ne constituent que 4% du total des importations chinoises de pétrole. Ces liens économiques, couplés à l'enjeu des terres rares et le contrôle chinois du canal du Panama, sont de véritables obstacles au retour de l'hégémonie étasunienne en Amérique du Sud. Ainsi, selon un rapport de l'IRIS et de l'Agence Française de Développement, les échanges entre la Chine et les pays latino-américains sont passés, en valeur, de 10 milliards de dollars en 2000 à plus 518 milliards de dollars en 2024, malgré la pandémie de la Covid-19, et pourraient atteindre 700 milliards à l'horizon 2035 ce qui explique que le 13 mai 2025 s'est tenu à Pékin le IVe Forum Chine-Celac (Communauté des États latino-américains et caraïbes) [...] ouvert par le président Xi Jinping en présence des représentants des 33 pays latino-américains membres de l'organisation régionale, dont trois présidents (...) et 17 ministres des affaires étrangères (28/07/25). En ce sens, l'intervention militaire US constitue un message envoyé à l'ensemble des pays d'Amérique latine et à la Chine, alors que les bourgeoisies des pays d'Amérique Latine louvoient entre leur voisin dominant de plus en plus agressif et les perspectives du commerce avec l'impérialisme chinois.

Ce n'est d'ailleurs pas une action isolée de l'impérialisme américain. Jusqu'à l'année dernière, une bonne partie de la flotte pétrolière fantôme contournait les sanctions américaines sur les exportations de pétrole vénézuélien en passant par Cuba. Après avoir arraisonné plusieurs bateaux et prélevé leur cargaison près de l'île, Trump a menacé Cuba fin janvier d'intervenir si le régime ne travaillait pas à la construction d'un accord commercial préférentiel avec les Etats-Unis. Il a même plaisanté sur Truth Social de l'idée de placer Marco Rubio, secrétaire aux affaires étrangères et originaire de la diaspora cubaine anti-castriste en Floride, à la tête du pays. Les Etats-Unis organisent aujourd'hui un tel blocus que l'île se trouve dans une situation de précarité énergétique terrible (coupures d'électricité, plus de transport aérien, et partant de tourisme). Ils maintiennent ainsi la pression maximale sur un régime relativement indépendant (et bien malgré lui) de la puissance US, à 150 km de leurs côtes, qu'ils aimeraient voir tomber.

Au-delà de Cuba et du Venezuela, la pression de l'impérialisme US s'exerce sur tout le continent, sur la Colombie, le Brésil, l'Uruguay, le Mexique, avec le relai continental de gouvernements favorables, en Argentine, au Chili, en Équateur et en Bolivie. La consolidation de ces nouveaux alliés est d'ailleurs une priorité pour l'impérialisme américain : Trump n'a même pas attendu les résultats des présidentielles au Honduras, particulièrement serrés, pour crier victoire au nom de son candidat désigné (et ce malgré le recomptage manuel des votes). De façon moins spectaculaire, le Panama a dû concéder des accords sur la gestion de l'immigration pour le compte de la fameuse police anti-immigration « ICE » états-unienne sur leur sol, afin d'apaiser les tensions autour du contrôle de ses ports par un armateur hongkongais sous la coupe de Pékin.

Cette intervention est donc avant tout un coup politique de Trump, dans le but d'intimider les régimes qui ne sont pas sous sa coupe. On ne peut d'ailleurs pas réduire cette agression militaire à une seule lutte pour s'accaparer le pétrole. Les infrastructures pétrolières sont vieilles, largement moins productives qu'il y a 15 ans. Elles souffrent du manque d'investissements (étrangers et locaux) et de la compétitivité accrue au vu du prix bas du baril. Si le chavisme s'est appuyé sur la rente pétrolière pour s'installer et se maintenir au pouvoir (après la dite « révolution bolivarienne »), la crise économique qui s'est installée depuis une dizaine d'années menace même l'exploitation du pétrole en tant que telle. Sans investissement extérieur, le régime n'a plus les moyens de rénover ses installations, aujourd'hui obsolètes : La production pétrolière du Venezuela, qui atteignait 3,5 millions de barils par jour à son point culminant, il y a 25 ans, est tombée aujourd'hui à 1 million de barils (le Figaro, 13/01/26), car il n'y a plus d'investissements privés extérieurs ... sur des secteurs qui ont été nationalisés ! Pour témoin : le départ mi-2025 de Chevron, seul major à déroger au blocus total des exportations vénézuéliennes, et celui de Total en 2022. Cette agression est ainsi avant tout la marque d'une nécessité pour l'impérialisme US : ne laisser aucun espace disponible au développement de l'impérialisme chinois, encore plus intolérable dans son pré-carré. Le ralliement à sa cause d'un régime hostile aux Etats-Unis depuis plus de 25 ans est ainsi une victoire à la fois politique et économique contre la Chine.

Le vénézuela : poule aux oeufs d'or des USA, livrés sur un plateau d'argent par les architectes du « socialisme du 21e siècle »

Néanmoins, si l'on veut expliquer toute la dimension intimidatrice de l'opération, il ne faudrait pas reléguer la dimension économique au second plan. Le contrôle de réserves exploitables à l'avenir est d'abord une nécessité pour maîtriser le prix du pétrole face aux concurrents, notamment saoudiens (le fameux drill baby, drill). Et même si le pillage du pétrole n'est pas si simple (le PDG d'Exxon parle du Venezuela comme non investissable), le Venezuela a historiquement été la poule aux œufs d'or de l'impérialisme US dont la ressource est très important dans la chaîne de production d'énergie. Bien que les USA soient le premier producteur de pétrole mondial, ils doivent, pour son raffinage, combiner leur pétrole léger avec le pétrole vénézuélien très lourd, et pour lequel des infrastructures spécifiques et très coûteuses sont nécessaires. Sans l'accès libre au pétrole vénézuélien, c'est ainsi toute l'industrie pétro-chimique américaine le long du golfe du Mexique qui risque de se retrouver en difficulté, notamment condamnée à importer au prix fort du pétrole depuis le Canada. Le Vénézuela se caractérise d'ailleurs historiquement par sa mise en coupe réglée par l'impérialisme US, et son économie se résume en fait à l'extractivisme pétrolier, qui représente 95% de ses exportations. Loin de diversifier la production, le chavisme - dont la clique à la tête de l'Etat est l'héritière - décida non pas de collectiviser, mais de nationaliser l'industrie, moyennant de lourds dédommagements aux propriétaires étrangers. Il s'est ensuite appuyé sur la rente dégagée pour financer quelques mesures sociales, notamment une aide alimentaire essentielle pour les populations les plus pauvres du pays. Ainsi, le régime, qui s'est présenté comme le « socialisme du XXIe siècle», n'a rien de socialiste et relève plutôt d'une forme de bonapartisme propre aux pays dominés : ils s'appuient sur une partie des masses et surtout de l'armée pour maintenir au pouvoir une élite corrompue et qui vivent des miettes que l'impérialisme leur laisse à partir des rentes pétrolières (voir CPS n°62, 2016).

Comme l'expliquait Trotsky à ce sujet, la faiblesse de la bourgeoisie nationale, le manque de traditions du gouvernement démocratique, la pression de l'impérialisme étranger et le développement relativement rapide du prolétariat ôtent toute base à un régime démocratique stable. Les gouvernements des pays arriérés, c'est-à-dire coloniaux et semi-coloniaux, prennent dans l'ensemble un caractère bonapartiste au semi-bonapartiste. Ils diffèrent les uns des autres en ce sens que les uns tentent de s'orienter dans une direction démocratique en cherchant un appui chez les ouvriers et les paysans, pendant que d'autres installent une forme de dictature militaire et policière. Cela détermine également le sort des syndicats : ou bien ils sont placés sous la tutelle de l'État, ou bien ils sont soumis à une cruelle persécution. Cette tutelle correspond aux deux tâches antagoniques auxquelles l'État doit faire face : soit se rapprocher de la classe ouvrière toute entière et gagner ainsi un appui pour résister aux prétentions excessives de l'impérialisme, soit discipliner les travailleurs en les plaçant sous le contrôle d'une bureaucratie. (L. Trotsky, Les syndicats à l'époque de la décadence impérialiste, 1940).

Inconditionnellement contre l'intervention impérialiste : soutien au Vénézuela !

Les contradictions de ce fragile équilibre politique se sont exprimées à maintes reprises dans la politique économique du régime chaviste. CPS n°72 relevait en 2019 : la politique monétaire d'arrimage au dollar défavorisait toute production locale et générant finalement une hyperinflation dont les chiffres dépassent l'entendement [...]. La réalité est aujourd'hui que la valeur réelle du salaire minimum est de 6 dollars, tandis que pour tous les produits de consommation le Venezuela est dépendant des importations. La population est ruinée ; elle ne tient que par les distributions organisées par le régime, mais ce dernier perd chaque jour un peu plus ses moyens financiers. C'est la raison pour laquelle une véritable catastrophe se profile, notamment du fait des sanctions de l'administration Trump (premier mandat). Tout produit de consommation passe par le marché noir trop cher pour la plupart des ménages, ce qui a débouché sur des émeutes de la faim en 2016. Plusieurs années de suite, l'inflation était à trois chiffres.

Ainsi, le Vénézuela, comme le reste de l'Amérique latine, est un bon exemple du développement inégal combiné analysé par Trotsky. Toute la production est destinée à l'exportation, et ne satisfait en rien les besoins locaux, laissant place à un accaparement de richesses ahurissant, et à la misère la plus crue sur fond d'économie informelle. Lorsque le régime historiquement lié à l'impérialisme s'est fragilisé, un système bonapartiste s'appuyant sur la colère ouvrière et sur l'armée corrompue par l'impérialisme a pris les rênes. Cela a fermé la voie au combat des masses pour l'expulsion de l'impérialisme et la constitution des Etats-Unis Socialistes d'Amérique Latine.

Or, pour citer CPS n°25 (2006) : Impossible d'y aller si l'impérialisme reprend le contrôle direct du Venezuela, ce qui porterait un coup aux masses bien au-delà des frontières de ce pays. Cela les ramènerait en arrière et les assommerait. C'est pourquoi il faut se situer et agir autant que possible contre toutes les menaces et visées impérialistes qui pèsent sur le Venezuela. Ce sont toujours les masses qui payent le prix de l'agression impérialiste.

Elles font face :

  • aux conséquences des bombardements, à la flambée des prix et à la privation de denrées basiques dues aux sanctions et blocus américains (opération dite « Lance du Sud »).
  • à l'opposition bourgeoise « libérale » la plus réactionnaire, qui se fait le relais de l'impérialisme américain (au gré des envies de Trump). Cette opposition est aujourd'hui divisée entre le parti Volonté populaire (Guiado et Machado), Justice d'Abord (Capriles) et l'Action Démocratique, et se retrouve depuis 2021 dans la Plateforme Unitaire, reléguée au rôle de spectatrice puisque Trump privilégie pour l'instant la négociation avec le régime en place, pour plaire à l'armée.
  • à la clique militaire (Maduriste) au pouvoir, qui détourne la rente pétrolière à ses propres fins. Incapable d'assurer aux masses des conditions de vie décentes, elle tente de prendre le contrôle des organisations ouvrières (UNT), empêche la tenue d'élections qui n'iraient pas dans son sens et réprime toute agitation contre son régime dans le sang.

Ainsi, s'il s'agit de défendre le Venezuela contre l'opération impérialiste, il ne s'agit pas de défendre le gouvernement Maduro lui-même, dont la politique a été à l'origine des conditions qui ont permis cette nouvelle offensive impérialiste au Venezuela affirmait CPS en 2019 avec une actualité déconcertante. Lorsqu'un pays dominé est agressé par l'impérialisme, comme en Palestine ou en Irak en 2003, il ne s'agit pas de tergiverser, mais de se placer pour la défense inconditionnelle (c'est à dire indépendamment et malgré le régime en place) du Venezuela contre l'agression impérialiste.

Il faut noter à ce titre que le communiqué de Révolution Permanente du 10 janvier à ce sujet était particulièrement révélateur de la manière dont certaines organisations d'extrêmes gauche ont plongé dans la campagne politique de l'impérialisme US, relayé par l'impérialisme français. Ce texte commençait par une longue critique du chavisme, au moment même où Trump, utilisant ce même régime en repoussoir, parlait de « diriger le Vénézuela à distance ». Nous partageons avec le communiqué de RP les principaux obstacles à surmonter : impérialisme, régime bonapartiste, bourgeoisies locales là-bas, droit international et bureaucraties ouvrières ici. Mais dans un contexte clair d'agression impérialiste, la question n'est certainement pas de savoir quelle fraction de la bourgeoisie dominée détient le pouvoir au Vénézuela. Au même titre que la condamnation du Hamas fut, durant le génocide du peuple palestinien, la condition sine qua non des gouvernements bourgeois à toute critique de l'Etat d'Israël, la condamnation du régime chaviste revêt ici une fonction bien précise : c'est la couverture que l'impérialisme se donne pour son intervention. Il s'agit donc ici de nous prononcer inconditionnellement contre l'agression impérialiste. Il est en effet essentiel de prendre pour critère premier les intérêts du prolétariat, fondement de notre méthode d'analyse.

Trotsky l'expliquait ainsi : Supposons cependant que, demain, l'Angleterre entre dans un conflit militaire avec le Brésil. Je vous le demande : de quel côté serait la classe ouvrière ? Je répondrai pour ma part, que dans ce cas, je serai du côté du Brésil « fasciste » contre l'Angleterre « démocratique ». Pourquoi ? Parce que dans le conflit qui les opposerait, ce n'est pas de fascisme ou de démocratie qu'il s'agirait. Si l'Angleterre gagnait, elle installerait à Rio de Janeiro un autre fasciste, et enchaînerait doublement le Brésil. Si au contraire le Brésil l'emportait, cela pourrait donner un élan considérable à la conscience démocratique et nationale et conduire au renversement de la dictature... (L. Trotsky, La lutte anti-impérialiste, 23 septembre 1938).

C'est sur cet axe, et en premier lieu contre le soutien de l'impérialisme français à cette agression impérialiste, que le CJR a repris à son compte et diffusé le supplément à CPS n°95 du 07 janvier. Celui-ci concluait : Macron qui doit préserver les intérêts de l'impérialisme français sur les territoires encore colonisés (sans oublier ceux des groupes français au Venezuela), après son tweet réjouit, a fait savoir que : « le droit international doit désormais être respecté », donc se coule dans le cadre décidé par Trump et ses objectifs politiques. Si le PS, le PCF et aussi LFI condamnent l'intervention de l'impérialisme US, c'est, eux aussi, au nom du « droit international » et ils réclament une réunion du conseil de sécurité de l'ONU. Cela alors que sous nos yeux le génocide du peuple palestinien témoigne tragiquement, de ce qu'il en est du « recours » à l'ONU pour la défense des droits des peuples opprimés. Quant aux directions syndicales ouvrières, CGT, FO et FSU, elles aussi condamnent l'intervention pour aussitôt en appeler au gouvernement et à l'ONU. A contrario, au moment où le prétendu droit international apparaît si clairement pour ce qu'il est, une fiction, il faut rompre avec cette orientation : il est nécessaire de s'organiser pour leur imposer d'appeler travailleurs et jeunes à une manifestation de masse à l'ambassade des USA sur les mots d'ordre : A bas l'intervention impérialiste des États-Unis ! Retrait des troupes américaines ! Levée du blocus du Venezuela.

Février 2026

Thématique : InternationalismePays : Vénézuela
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