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FEVRIER 2025

LA DESTRUCTION DE L'UNEF : UN RECUL POLITIQUE POUR L'ENSEMBLE DU PROLÉTARIAT

L'Union Nationale des Étudiants de France (UNEF) a connu trois scissions ces six dernières années. Aujourd'hui, la plupart des étudiants n'en ont jamais entendu parler, soit parce qu'il n'existe pas de section locale sur leur campus, soit parce que celles qui subsistent se réduisent à une poignée de militants intégrés aux conseils universitaires. Depuis près de 70 ans, cette organisation incarnait pourtant la possibilité pour les étudiants d'affronter les gouvernements bourgeois pour défendre des acquis essentiels du mouvement ouvrier à l'Université. L'UNEF, comme cadre d'organisation national pour les étudiants, est aujourd'hui détruite.

L'Union Nationale des Étudiants de France (UNEF) a connu trois scissions ces six dernières années

L'Union Nationale des Étudiants de France (UNEF) a connu trois scissions ces six dernières années. Aujourd'hui, la plupart des étudiants n'en ont jamais entendu parler, soit parce qu'il n'existe pas de section locale sur leur campus, soit parce que celles qui subsistent se réduisent à une poignée de militants intégrés aux conseils universitaires. Depuis près de 70 ans, cette organisation incarnait pourtant la possibilité pour les étudiants d'affronter les gouvernements bourgeois pour défendre des acquis essentiels du mouvement ouvrier à l'Université. L'UNEF, comme cadre d'organisation national pour les étudiants, est aujourd'hui détruite. Les étudiants se retrouvent isolés fac par fac, école par école, divisés face à la dégradation de leurs conditions de vie et de qualification. La destruction de la « maison commune des étudiants » constitue un recul politique majeur. Il faut pleinement le mesurer afin d'élaborer une orientation révolutionnaire à l'Université.

L'UNEF, une organisation qui s'est liée au mouvement ouvrier

D'abord, rappelons que la jeunesse étudiante n'est pas une classe sociale en soi. Son existence, en tant que couche issue du prolétariat et de la petite bourgeoisie, dépend largement des acquis de la lutte du prolétariat organisé. C'est à partir de ces acquis ouvriers, en termes de droit aux études et à la qualification, que l'UNEF a rompu avec le corporatisme bourgeois.

À l'origine, l'UNEF, fondée en 1907, était une organisation de type « corporatiste ». En 1946, la vague révolutionnaire de l'après-guerre se répercute au sein de l'organisation étudiante. La création de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF), en 1948 – dans le prolongement de la Sécurité sociale, conquête révolutionnaire du prolétariat – matérialise le lien entre étudiants et ouvriers. Cependant, au sein de l'UNEF s'affrontent encore « syndicalistes » et « corporatistes ». Ces derniers, dits « majoritaires », sont liés aux partis bourgeois, à l'instar de Le Pen qui fut président de la « Corpo » de droit à Assas et participait à ce titre aux congrès de l'UNEF.

En 1957, mis en difficulté par la volonté massive des étudiants de rejeter leur conscription pour la guerre d'Algérie, les anciens « majoritaires », partisans de l'Algérie française, jettent l'éponge et scissionnent. C'est dans le cadre du combat contre la guerre d'Algérie que l'UNEF a été saisie par les étudiants algériens et français, elle va alors véritablement devenir « le syndicat étudiant », organiquement lié au mouvement ouvrier.

Après l'arrivée au pouvoir de De Gaulle, elle devient la première organisation de masse à appeler à une manifestation en solidarité avec le peuple algérien, aux côtés de la FEN, de FO et de la CFTC. Cet événement marque un tournant décisif, ancrant l'UNEF dans le mouvement ouvrier.

Ce tournant politique de l'UNEF s'opère donc grâce à la massification du milieu étudiant, à la vague révolutionnaire mondiale amorcée en 1953 et à l'intervention de militants ouvriers, notamment trotskystes, en son sein. L'UNEF s'engage alors dans la défense et l'extension des acquis étudiants (Crous, cités universitaires, restaurants universitaires, quasi-gratuité des universités) ainsi que dans la préservation des acquis du prolétariat dont bénéficie la jeunesse populaire (accès à l'enseignement secondaire et supérieur, diplômes nationaux liés aux conventions collectives et aux concours de la fonction publique).

La décomposition de l'UNEF : le tournant de la cogestion

Après la frayeur causée par la grève générale de Mai 68, la bourgeoisie entreprend déjà de liquider l'UNEF. Pour ce faire, elle met en place la politique dite de « cogestion » des universités, instaurée par la loi Faure. Cette politique vise à associer les organisations étudiantes à la mise en œuvre des attaques contre le droit aux études, en les intégrant à des « conseils de gestion ». Ces conseils, purement consultatifs, restent sous la tutelle des cadres de l'État bourgeois.

L'objectif est d'éviter une nouvelle explosion étudiante et toute jonction avec le prolétariat, en intégrant l'appareil dirigeant de l'UNEF à la gestion universitaire, au compte de la bourgeoisie. Lors de son congrès de 1968, l'UNEF avait adopté la résolution de refuser toute participation à la cogestion capitaliste de l'université.

Après Mai 68, le PCF, le PS (PSU) et les organisations dites d'extrême gauche (LCR - ancêtre du NPA -, groupes maoïstes...) s'alignent, chacun à leur manière, sur la volonté de la bourgeoisie de liquider l'UNEF en tant que cadre d'unité politique des étudiants. Les groupes gauchistes abandonnent purement et simplement l'UNEF, sous l'égide de Cohn-Bendit et sa célèbre formule : « Les syndicats sont des bordels et l'UNEF est une putain ».

Le PCF maintient son intervention dans l'UNEF et tente de plonger l'organisation dans la cogestion. Mais l'organisation trotskyste de l'OCI (Organisation Communiste Internationaliste) et son organisation de jeunesse, l'AJS (Alliance des Jeunes pour le Socialisme) maintiennent, eux, le combat contre la cogestion. Les staliniens, mis en minorité, organisent une scission en 1971. L'UNEF-« Solidarité Étudiante » est alors fondée, sous la direction d'un appareil inféodé au PCF. Cette organisation s'engage pleinement dans la cogestion voulue par De Gaulle, qu'elle présente aux étudiants comme un « acquis démocratique » de Mai 68. Une rhétorique fallacieuse encore utilisée aujourd'hui par les différents appareils issus de l'UNEF (UNEF, Solidaires Étudiants, Union Étudiante...).

Parallèlement, les trotskystes de l'OCI prennent la tête de l'UNEF-US (« Unité Syndicale ») et mènent, contre la cogestion, des campagnes de boycott des conseils universitaires. Ils y opposent le combat pour l'unité de l'UNEF en dehors des conseils pour affronter nationalement les gouvernements bourgeois au côté des syndicats ouvriers (CGT, FO, FEN(FSU)). C'est alors le combat concret, à l'Université, pour le front unique ouvrier, c'est-à-dire pour l'indépendance et l'unité de classe vis-à-vis de la bourgeoisie. Appuyés sur des mouvements étudiants puissants (1976), les militants de l'OCI et de l'AJS, donnent à l'UNEF-US une place centrale.

C'est donc grâce à l'action d'une fraction politique organisée à l'échelle nationale, l'OCI, que le combat pour la défense de l'UNEF a pu être mené. Ce combat connaît un coup d'arrêt avec la décomposition de l'OCI elle-même. La direction de l'organisation, sous l'influence de Lambert, se rapproche par opportunisme des appareils du PS et du syndicat Force Ouvrière. En 1981, en la politique de soutien au gouvernement Mitterrand de la direction lambertiste de l'OCI conduit à plonger l'UNEF-US - devenue UNEF-ID - dans la cogestion. Cette capitulation marque un tournant.

C'est sur cette base politique que les cadres du PS présents dans l'OCI, sous la direction de Cambadélis, entraînent avec eux au PS les militants de l'OCI qui dirigeaient l'UNEF-ID. La politique opportuniste de Lambert avait ouvert la voie à la corruption de certains militants, par la cogestion elle-même (détournements de fonds des caisses des mutuelles étudiants, arr��t des études pour devenir militants professionnels, clientélisme...) et par le carriérisme dans le PS. L'appareil de l'UNEF-ID tombe sous le contrôle du PS et devient une véritable école de formation pour apparatchiks, à l'image de Sophie Binet, actuelle dirigeante de la CGT, qui y a fait ses classes.

Les militants de l'OCI qui ont combattu contre ce tournant politique de soutien au gouvernement Mitterrand, contre la participation de l'UNEF à la cogestion, ont été exclus. Ceux qui ont poursuivi le combat se sont regroupés sous la direction de Stéphane Just, exclu en 1984, derrière le bulletin Combattre pour le Socialisme.

L'UNEF est malgré tout restée un moyen pour les étudiants de combattre les gouvernements bourgeois, aux côtés du prolétariat.

L'UNEF a pourtant continué de jouer un rôle crucial dans la lutte de classe comme syndicat étudiant. En 1986, sous la pression des assemblées générales étudiantes, elle organise et centralise le mouvement contre le projet de loi Devaquet. Contraint par un véritable comité de grève étudiant, l'UNEF convoque une grande manifestation devant l'Assemblée nationale. Les syndicats de l'Éducation nationale sont alors contraints, par la mort de Malik Oussekine et la répression, à rejoindre la mobilisation, tandis que la grève générale du primaire à l'ESR menace. Face à la menace de constitution d'un front unique dans l'éducation et à la centralisation du mouvement, Chirac recule et retire son projet. Mais, en l'absence d'organisation révolutionnaire organisant le combat au sein de l'UNEF, cela ne suffit pas à stopper son délitement.

Lors du combat contre le CPE (Contrat première embauche) en 2006, les étudiants tentent à nouveau de s'emparer de l'UNEF, qui joue alors un rôle essentiel dans la centralisation du mouvement vers de la grève générale des universités. Cependant, les trahisons ouvertes s'enchaînent : soutien à la loi d'autonomie des universités en 2007 malgré la mobilisation, co-écriture et appui à la loi de sélection en master de 2016, puis 18 mois de concertations sur la contre-réforme instaurant Parcoursup.

Le recul de l'influence de l'UNEF s'affirme et le nombre d'adhérents s'effondre. Sur de nombreux campus, l'UNEF a tout simplement disparu. La contradiction entre l'accompagnement des offensives de la bourgeoisie contre le droit aux études et la défense des intérêts des étudiants a conduit à la destruction de l'UNEF comme cadre d'organisation national.

Aujourd'hui, il n'y a plus de syndicat étudiant national

Après le mandat de Hollande et la répression brutale des étudiants lors du mouvement contre la loi travail de 2016, le PS perd les moyens de contrôler l'UNEF. L'UNEF ne parvient à maintenir un semblant d'appareil que grâce aux subventions de l'État bourgeois. Ces subventions sont conditionnées à sa participation à la cogestion universitaire, à travers sa présence dans les conseils locaux (CA, CEVU) et au CNESER à l'échelle nationale (458 850 euros en 2021). La participation est devenue une question existentielle pour la direction de l'UNEF. Mais cette manne ne suffit pas : asphyxiées, les différentes fractions qui composent l'appareil de l'UNEF s'entredéchirent pour le contrôle de l'organisation. Cette lutte, menée à coups de manœuvres bureaucratiques, anéantit toute vie démocratique au sein de l'UNEF. Depuis quelques années, une série de scissions illustre cette lutte acharnée pour le contrôle des subventions de l'État. Organisées de manière étrangère au mouvement étudiant, ces scissions sont, au contraire, adossées aux dernières défaites que les étudiants ont subies.

En 2019, la défaite de Parcoursup consommée, les sections locales dirigées par les Jeunesses Communistes (JC) font scission et fondent la Fédération Syndicale Étudiante (FSE). Dans la foulée, une fraction de la tendance majoritaire de l'UNEF, proche de LFI, fait scission pour concurrencer l'UNEF aux élections du CNESER avec la liste « L'Alternative ». Ces élections déterminent la répartition des subventions de l'État : la liste « L'Alternative » agrège toutes sortes de débris locaux issus de la décomposition de l'UNEF. À Montpellier, sur une même fac, Solidaires et le SCUM, divisés devant les étudiants, se sont retrouvés unis sur cette liste.

En 2023, sous l'impulsion de LFI, une quinzaine de sections quittent l'UNEF et fusionnent avec des membres de la liste « L'Alternative » pour créer l'Union Étudiante (UE). L'UE est fondée dans le sillage de la défaite sur la contre-réforme des retraites, nous écrivons dans SouB n°1 (09/23) :

« L'Union Étudiante est donc fondée sous l'égide de la collaboration de classe et de la défaite sur les retraites. La direction de l'UNEF, par ses méthodes mafieuses, est la première responsable de la scission pilotée par LFI. Cette scission renforce le désarroi en nourrissant la division et réduisant encore plus la capacité des étudiants à bénéficier d'un cadre national pour leurs combats. Le document de congrès de fondation de l'UE démontre qu'il n'y a aucune différence entre la politique de la direction de l'UNEF et celle de l'Union Étudiante. Les deux siègent dans les conseils de gestion, qui sont les organes locaux d'application des lois du gouvernement, et octroient des financements aux organisations qui s'y rendent. Les deux revendiquent l'allocation d'autonomie au lieu de dénoncer la volonté du gouvernement de liquider les Crous et les deux affabulent, en pleine défaite, la force de la mobilisation étudiante ! Cela, après avoir enfermé les étudiants dans les blocages d'université, sans perspective, qui ont largement participé à organiser l'impuissance des étudiants à combattre le gouvernement. »

Dernier soubresaut en date, en 2024, quelques-unes des dernières sections de l'UNEF font scission pour créer l'UNEF-RS, un nouveau syndicat sans réelle existence nationale. Loin d'apporter la moindre clarification politique, ces divisions entre appareils participationnistes ne font qu'obscurcir davantage la situation pour les étudiants. En premier lieu, parce que ces scissions n'ont pas fourni de cadre d'organisation national alternatif aux étudiants.

En pratique, les étudiants sont soit confrontés à l'absence de syndicats, soit à ce qui leur apparaît être des syndicats locaux en concurrence. Les sections de l'Union Étudiante affichent souvent un nom local - comme le SCUM à Montpellier. Leur adhésion au national est plus ou moins revendiquée et correspond avant tout à leur part des subventions de l'État. Les étudiants perçoivent ainsi un empilement de syndicats locaux et une mosaïque de chapelles concurrentes (UNEF, Union Étudiante, Solidaires Étudiants, FSE, UNEF-RS, CGT-Étudiante...). Il n'existe plus d'organisation qui apparaît aux étudiants à même de les centraliser nationalement contre les gouvernements bourgeois.

Le combat pour la reconstruction d'un syndicat étudiant est un combat politique

C'est en se regroupant sur une base de classe, durant la guerre d'Algérie, que les étudiants ont investi l'UNEF et en ont fait une organisation liée au mouvement ouvrier. Dans le sillage de Mai 68, l'UNEF a été défendue jusqu'au début des années 1980, en lien avec le combat de l'OCI pour la construction d'un Parti ouvrier révolutionnaire en France.

Aujourd'hui, la situation politique a profondément changé. Depuis la restauration du capitalisme en URSS et en Chine, la réaction domine, le prolétariat est sur la défensive. La perspective du socialisme demeure enfouie et la monstrueuse bureaucratie stalinienne sert toujours de repoussoir. Fondamentalement, la décomposition de l'UNEF résulte du désarroi politique du prolétariat. Faute de perspective politique, les étudiants sont impuissants face aux petits appareils qui ont détruit l'UNEF.

Pourtant, l'approfondissement de la crise du capitalisme – à travers la guerre, la destruction de l'environnement et la précarisation des masses – pose avec toujours plus d'acuité une question essentielle à la jeunesse : à quelles conditions un avenir est-il possible ? C'est pourquoi il existe une recherche politique dans une fraction de la jeunesse étudiante.

Cette recherche est pour partie captée par LFI, organisation petite-bourgeoise faisant fond sur la liquidation du PC et du PS et dont le programme est la défense de l'impérialisme français (voir SouB n°2). Or l'intervention de LFI dans la jeunesse étudiante, c'est la construction de l'Union Étudiante sur le terrain de la participation et de la division, contre le combat pour la reconstruction d'un véritable syndicat étudiant. La principale raison des très modestes succès de l'UE par rapport à l'UNEF, c'est d'avoir une fraction politique, les « Jeunes insoumis », qui la structure.

Dans une moindre mesure, cette recherche existe aussi vers les groupes qui se réclament de la révolution comme le NPA, Révolution Permanente (RP) ou le PCR-TMI. Or, l'action de ces groupes est de suppléer à l'absence de couverture nationale des appareils syndicaux en ajoutant confusion et division. Ces organisations vont parfois jusqu'à créer leur propre structure, non syndicale mais participationniste, comme RP avec « Le Poing Levé », une version « gauche » de la cogestion. Mais, systématiquement, lors des tentatives de mobilisation étudiante, ces organisations se contentent de relayer le dispositif de bousilles des appareils syndicaux.. À l'image des journées d'action de type « blocage » lors de la mobilisation contre la réforme des retraites, sans hésiter à recourir aux manœuvres bureaucratiques et sectaires (voir SouB n°2).

Dans ce contexte, la reconstruction d'un syndicat étudiant, d'un cadre national capable de centraliser les étudiants aux côtés du mouvement ouvrier pour affronter les gouvernements bourgeois, ne pourra émerger que de mouvements étudiants d'ampleur. De tels mouvements, en cherchant à se structurer nationalement, poseront concrètement la question de l'organisation et briseront la division imposée par les petits chefs étudiants, qu'ils soient corrompus ou sectaires.

En l'absence de tels mouvements, les conditions politiques actuelles ne permettent pas de faire de la reconstruction d'un syndicat étudiant un mot d'ordre immédiatement saisissable par les étudiants. La seule manière de permettre aux étudiants de s'engager dans cette perspective est de combattre pour que <u>les différents syndicats étudiants réalisent leur unité pour affronter les gouvernements bourgeois, au côté des organisations du mouvement ouvrier</u>.

Un tel combat amène les étudiants à s'opposer aux petits chefs syndicaux et politiques locaux et à leur imposer leur volonté, face à leurs guerres de chapelle. Les étudiants ont besoin d'une organisation capable de tirer les leçons politiques de ce combat ; sans cela, c'est le désarroi qui l'emporte face à la division organisée.

Ils ont besoin d'une organisation politique qui les arme théoriquement et stratégiquement, en faisant le lien entre ce combat immédiat et celui pour en finir le capitalisme, pour un gouvernement ouvrier, pour le socialisme.

C'est pourquoi, aujourd'hui, le combat pour la reconstruction d'un véritable syndicat étudiant est avant tout un combat politique. <u>Ce combat ne peut donc être mené efficacement qu'à partir de la construction de regroupements politiques d'étudiants, sur le terrain du combat pour le socialisme</u>.

C'est le combat que mène, à la hauteur de ses forces, le Cercle de Jeunes Révolutionnaires qui édite ce bulletin en inscrivant son action politique dans le combat pour la construction d'une Organisation Révolutionnaire de la Jeunesse.

Thématique : UniversitéOrganisations : UNEF
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